L’Hebdo d’Armor est étudié sur l’île de Jersey

Loisirs

Myriam Kodische et  sa collègue Chloé Favrat, L’Hebdo en mains, devant l’Alliance française.

Par le passé, nous avons souvent reçu des photos de L’Hebdomadaire d’Armor en vacances. Eh oui, votre journal préféré se balade aussi bien à l’étranger qu’en bord de mer ou à la montagne et ce grâce à ses lecteurs ! Le dernier clin d’œil provient de l’île de Jersey où nous venons d’apprendre que L’Hebdo d’Armor, dernier titre de presse indépendant du grand Ouest, était scruté à la loupe à l’Alliance française. Entretien avec Myriam Kodische, professeur de français.

L’Hebdo d’Armor : Comment avez-vous connu le journal ?
Myriam Kodische : J’ai récemment eu accès à votre journal par Bernie, un étudiant résidant à Jersey et qui a une maison à Plumaugat (canton de Broons). Il achète le journal lorsqu’il passe ses week-ends en Bretagne car cela lui permet d’être au courant des événements qui ont lieu dans la région.
L’HA : Le journal est-il étudié en classe ?
MK : L’Hebdo d’Armor arrive tout naturellement dans la salle des professeurs, c’est un plaisir de lire des articles français lorsqu’on a accès uniquement à la presse britannique. Nous nous sommes un jour arrêtés sur L’Humeur vagabonde, la chronique de Bernard Le Guével, qui nous a beaucoup amusés. J’ai eu l’idée d’en faire lire une à des étudiants qui ont un bon niveau de français, qui viennent à l’Alliance pour approfondir leur connaissance de la langue et travailler sur des éléments complexes, de finesse. L’Humeur vagabonde correspond tout à fait à ces critères avec des jeux de mots et des expressions cachés partout dans le texte. Les étudiants ont beaucoup aimé.
L’HA : Travaillez-vous également sur d’autres articles? Pourquoi ?
MK : Désormais, lorsque nous avons le journal entre les mains, nous le feuilletons pour trouver des articles qui peuvent nous intéresser dans le cadre de nos cours (pour des thématiques spécifiques notamment). Par exemple, dans le numéro du 23 septembre dernier, nous avons sélectionné l’infographie réalisée sur « L’alimentation des français en question ». C’est une thématique qui revient souvent dans nos cours et nous aimons travailler avec nos étudiants sur des documents « réels », qui sont destinés à des Français, qui n’ont donc pas été « pédagogisés ». C’est aussi très gratifiant pour une personne qui apprend une langue étrangère de se dire qu’elle comprend des documents qui ont été conçus pour des natifs.
L’HA : A quelles personnes enseignez-vous le français ?
MK : Nous enseignons le français à des personnes anglophones de tous âges et de tous horizons. Nous nous déplaçons dans des garderies pour de l’éveil aux langues (le plus jeune de nos étudiants doit avoir 3 ans), dans les écoles, et nous avons des cours particuliers en journée (c’est le cas de Bernie qui étudie le français dans un contexte professionnel) ainsi que des cours du soir avec des classes d’adultes qui font du français pour le plaisir où avec un objectif professionnel, de voyage...
L’HA : Que pensez-vous du dernier journal indépendant du grand Ouest ?
MK : Je trouve personnellement votre journal très intéressant. Il est agréable à lire grâce à sa mise en page et ses couleurs, les articles portent sur des sujets qui parlent souvent à nos étudiants et qui ne sont pas trop complexes.
 

Propos recueillis par Delphine Jeannest.