Le contrôle technique auto évolue

Economie

Dans le secteur de Montauban de Bretagne, les centres de contrôle ont été débordés durant ces dernières semaines avant  le changement qui entre en vigueur ce dimanche 20 mai.

En France, le contrôle technique des voitures particulières, camionnettes et poids lourds a été instauré et est obligatoire depuis 1992. Il permet d’identifier les défaillances susceptibles de porter atteinte à la sécurité des usagers de la route et à l’environnement. Ce contrôle est réalisé dans des centres spécialisés, agréés par les préfets de département. Dans les prochains jours, il deviendra de plus en plus pointu.

Quand effectuer le contrôle technique ?

Le contrôle technique doit être effectué dans les six mois qui précèdent le délai de quatre ans à compter de la date de première mise en circulation  du véhicule (Cette date figure sur le certificat d’immatriculation). Ensuite, un contrôle technique périodique doit être renouvelé tous les 2 ans, après la date du premier contrôle technique ; en cas de vente d’un véhicule, un contrôle technique doit être effectué par le vendeur dans les 6 mois qui précèdent la vente du véhicule.

En quoi consiste-t-il ?

Le contrôle technique est une procédure réglementaire normalisée, axée sur les constatations visuelles du contrôleur agréé, plus les mesures prises sur banc de freinage et les résultats de l’analyseur de gaz d’échappement. Il est effectué sans aucun démontage du moteur. Vous recevez un bilan de l’état du véhicule et de sa sécurité. Les 10 fonctions contrôlées sont : l’identification du véhicule ; le freinage ; la direction ; la visibilité ; l’éclairage et la signalisation ; les liaisons au sol ; la structure et la carrosserie ; les équipements ; les organes mécaniques ; la pollution et le niveau sonore. Une contre-visite peut être prescrite par le contrôleur technique agréé selon que les défauts constatés sont soumis (ou non) à un nouvel examen pour vérification. La nouvelle visite technique doit être effectuée dans un délai maximum de deux mois à compter de la date de la première visite.

Ce qui va changer

La refonte du contrôle technique automobile va entrer en vigueur le 20 mai 2018, il concernera 132 points de contrôle, 606 défauts possibles, dont 467 soumis à contre-visite (contre 196 aujourd’hui). Plus qu’une multiplication des contrôles, il s’agira davantage d’un approfondissement des points de contrôles. Trois niveaux de défaillances pourront être relevés : défaillances mineures (au nombre de 139), défauts à réparer mais ne nécessitant pas de contre visite ; défaillances majeures (au nombre de 340), défauts à réparer, avec contre visite ; défaillances critiques (au nombre de 127) avec interdiction de circuler... (Efficacité du freinage inférieure à 50%, aucun feu stop ne fonctionnant, grave fêlure ou déformation d’un longeron, ancrage des ceintures gravement détérioré ou arraché…).

Que faire en cas de défaillance critique ?

Dans ce cas, une vignette provisoire, d’une validité le jour même jusqu’à minuit, sera éditée pour vous laisser le temps d’emmener votre véhicule dans un garage. Passé minuit, le véhicule ne pourra donc plus rouler. Par contre vous aurez toujours un délai de deux mois pour effectuer vos réparations. Si vous roulez au-delà de minuit, vous risquez une amende pour absence de contrôle technique à jour d’un montant de 90 € si règlement dans les 30 jours (135 € au-delà).

Quid des prix ?

Si actuellement le prix moyen constaté est de 69 €, il pourrait être porté à 75 €. Pour ce qui est de la contre visite, elle deviendrait payante, comprise entre 10 et 20 €. La durée du contrôle durera de 10 à 15 minutes supplémentaires (Soit 40 minutes). Les centres de contrôle devront compléter leurs équipements : un gyroscope et une caméra pour le règle phares, évolution des appareils de contrôle de la pollution (pour le 1er janvier 2019), mise en place d’un banc de charge (pour 2022).

Qui sont les contrôleurs automobiles ?

Pour ouvrir un centre de contrôle automobile ou en être l’employé il faut être titulaire d’un Bac Pro mécanique générale, puis suivre une formation de 315 heures de contrôleur technique dans un centre de formation agrée par le ministère des transports. A la fin du stage le candidat obtient un diplôme, ensuite, tous les ans, il doit suivre un stage obligatoire de 20 heures. Les centres de contrôles techniques sont sous contrôle de la DREAL.
 

JPM